QUELLE EST L’HISTOIRE DU PONT ALEXANDRE III ?

C’est pour l’exposition Universelle de 1900 que le pont Alexandre III, trait d’union monumental lancé par-dessus le fleuve entre l’agitation bruyante des Champs-Elysées et la calme et provinciale esplanade des Invalides. Il est le symbole de l’alliance conclue entre la France et la Russie, signée en 1891 entre le président français Sadi Carnot et l’empereur Alexandre III. La première fut posée conjointement par le tsar Nicolas II et l’impératrice Alexandra Fedorovna et le président Félix Faure en 1896.

Constitué par une arche de 107,5 m de portée et de 40mètres de largeur, ce pont construit par les ingénieurs Jean Résal et Amédée Alby et les architectes Cassien-Bernard et Gaston Cousin, est affligé d’une décoration démesurée qui gâte la finesse élégante de sa partie métallique. De chaque côté du pont s’élèvent deux pylônes de 23 mètres, surmontés de Renommées ou de Pégases rutilants de dorures et flanqués à la base de statues allégoriques : la France de la Renaissance et de la France de Louis XIV, sur la rive gauche, la France de Charlemagne et la France contemporaine sur la rive droite. Le souci des architectes de faire majestueux, voire colossal, a compromis la science heureuse des ingénieurs.

Après avoir marché sur ce pont, nous arrivons devant deux bâtiments incontournables : le Petit Palais et le Grand Palais.Ces deux bâtiments ont été élevés sur l’emplacement d’un autre palais : celui de l’Industrie et des Beaux-arts, construits pour l’Exposition de 1855.

Le Petit Palais : édifié par Ch. Girault sur le plan d’un trapèze de 76 m en petite base, de 122 m en grande base, et de 86 m à chacun des deux autres côtés. Les façades comprennent un étage de soubassement, un étage principal et un étage de combles. Un porche monumental accède à la façade principale, située à l’ouest, surmontée d’un dôme et entourée, ainsi que la façade est, d’une colonnade ionique. Au centre du Palais, s’ouvre un jardin semi-circulaire de 58 m de diamètre. Construit pour servir de musée, ce bâtiment répond à sa destination ; même s’il manque d’originalité, il a le mérite d’être un édifice sans prétention architecturale excessive qui demeure à l’échelle du paysage dans lequel il a été élevé.

Le Grand Palais :  Les architectes Deglane, Louvet et Thomas, avaient une tâche singulièrement compliquée à remplir : bâtir un édifice de proportions monumentales, pouvant servir à la fois de Salon des Beaux-arts, de hall d’exposition pour des automobiles, de stand pour le concours agricole et le concours hippique. Quand on comprend les difficultés d’un pareil programme, contraire aux ambitions esthétiques et aux tendances utilitaires d’une architecture digne de ce nom ; à vouloir qu’un musée puisse servir d’hippodrome, on risque de de construire un déplorable musée et un mauvais hippodrome. Mais grâce à leur habileté dans les agencements intérieurs, les architectes du Grand Palais sont parvenus à rendre leur monument aussi apte à abriter différents salons. Non seulement ils ont édifié un grand hall de 192 mètres de longueur et de 45 mètres de largeur mais ils ont encore réalisé à l’intérieur de l’édifice, un grandiose escalier d’acier à double révolution reposant sur des colonnes de porphyre vert. Il est couvert par un dôme de 43 mètres, dont les proportions écrasées et les verrières qui le prolongent s’ajustent fort mal avec cette colonnade ionique. Depuis 2009, des ruches ont été installées sur le toit pour apporter une biodiversité, comme d’autres bâtiments architecturaux de Paris.

Login Form
Register Form